Nous n’avons de loin pas la prétention d’être spécialiste en mathématiques financières. De fait, passée la présentation du contexte de l’analyse technique et de son jargon, il apparaît que les calculs mathématiques utilisées ne sont ni plus ni moins que des moyennes, plus ou moins sophistiquées certes, mais guère différentes finalement que celles que nous avons découvertes, voire redoutées durant, nos années de collège.
Le problème de la décision boursière peut être approché de deux façons selon que l’on se pose l’une ou l’autre des questions suivantes :
L’analyse fondamentale tente de répondre à la première question. Elle s’intéresse aux entreprises en elles-mêmes, se nourrit de données financières avérées (comptes de résultats, bilans…) et d’intelligence économique (stratégie des entreprises, concurrence…).
L’analyse technique, qui cherche une réponse à la seconde question, s’intéresse au marché en lui-même et non aux causes sous-jacentes. Elle estime que le marché prend tout en compte, que les prix suivent, hors fluctuations mineures, des tendances ayant une certaine inertie et que l’histoire a tendance à se répéter.
L’analyse technique est l’étude de l’évolution d’un marché financier (actions, taux d’intérêt, matières premières, contrats à terme, indices, options…) principalement sur la base de graphiques, dans le but de prévoir les futures tendances.
Si l’analyse technique traditionnelle est effectivement l’étude graphique des courbes (chartisme), à la recherche de motifs permettant d’anticiper les mouvements du marché, elle laisse une grande part à la subjectivité et à l’habileté de l’analyste.
Une évolution moderne de ces techniques (analyse technique statistique) cherche à quantifier cette étude, en vue notamment d’automatiser les interventions sur le marché. Cest dans cette approche que le présent projet se situe.