La méthode des moyennes mobiles est en fait l’une des plus anciennes et des plus utilisées en analyse technique, et ce malgré une médiocre qualité de filtrage. La raison en est sa simplicité de calcul :
MMt = (Ct + Ct-1 + ... + Ct-n ) / n
Si la moyenne mobile simple est la plus utilisée, il est utile de présenter la définition de la moyenne mobile exponentielle qui en est une amélioration, ne serait-ce que parce que elle sera utilisée pour la définition de l’oscillateur MACD que nous verrons ultérieurement :
MMEt = (Ct + aCt-1 + a2Ct-2 ... + anCt-n + 1) / (1 + a2 + ... +an-1)
qui peut aussi se calculer par récurrence selon la relation suivante :
MMEt = a Ct + (1-a) MMEt-1 où 0 ≤ a ≤ 1 , avec a= 2/(n+1)
Figure 2 : superposition de l’indicateur MMA (avec ici n=20 jours)
Le lissage de la courbe historique résultant du filtrage par le calcul de la moyenne mobile est évident sur la figure ci-dessus. Pratiquement, les principes d’interprétation de cet indicateur sont les suivants :
Acheter quand des cours en hausse traversent la moyenne mobile
Vendre quand des cours en baisse traversent la moyenne mobile
Une utilisation aveugle de ces principes peut cependant s’avérer problématique quand elle s’applique à des cours fluctuant en dents de scie, sur une tendance globalement horizontale. On risquerait d’enchaîner de façon inconsidérée des transactions d’achat et de vente, aux conséquences aléatoires. On corrige partiellement cela en travaillant sur des enveloppes de moyennes. Les bandes Bollinger en sont un exemple.